conte de noel 2018 Suggérer par mail

 

 

Je sais que ces fêtes de fin d'année sont pour la plupart d'entre nous,  sont basée sur euphorique de la consommation, mais avez-vous trouvé votre bonheur dans les magasins ou les restaurants ?

Pas sur !. Car le vrai bonheur il ne faut ni le chercher ni l’attendre  .Le bonheur est à chaque instant  à l’intérieur de chacun d'entre nous .Notre bonheur est un état d'esprit personnel qu'il nous faut découvrir, cultiver et protéger mais surtout partager car notre bonheur a encore une plus grande valeur si nous le partageons. Alors moi  je  le partage. Que les quelques miettes de bonheur que je vous envoie vous accompagne, que ce bonheur qui devient commun vous permette d'oublier que l'on peut parfois douter. Joyeux  Noël à vous tous

 

Le bonheur est une chose si simple. Le bonheur ne se trouve pas dans la quantité mais dans la qualité et la simplicité ( la modestie est la plus grande des valeurs )

En voici la preuve :

Je n'étais qu'un petit bambin né quelques années après la dernière guerre. je me trouvais seul dans la cuisine qui nous servait de pièce de vie dont la porte donnait directement sur la rue. Le dos tourné au fourneau agenouillé sur un banc la tête penchée sur une table de bois. Je gribouillai sur un vieux journal . je n'étais pourtant pas vraiment seul car le tic-tac régulier et imperturbable de l'horloge et de son balancier me servait de compagnon et dans ces conditions mon esprit pouvait paisiblement gambader dans cette ambiance de sérénité. Je me voyais déjà après la nuit de Noël, jouant avec mon futur cadeau et dans mon rêve je pourrai bientôt être heureux de partager mon nouveau jeu avec mes amis du voisinage. Mais brusquement le maître du temps interrompu son tic-tac pour carillonner quatre coup très distincts. A cet instant un bruit se rapproche dans le couloir puis rassurer j'entends le bruit familier du loquet de la porte. C'est ma grand-mère qui tient dans ses mains le lapin qu'elle vient de dépouiller, plier dans un torchon. Alors tout s'accélère tout en posant son tablier elle m'informe qu'il est déjà quatre heures et qu'il faut rendre visite à la mère Canard. Cette dame me tricote des chaussettes en laine pour que mes petits pieds soient bien au chaud cet hiver. Nous quittons tous deux précipitamment la maison. Nous n'avions pas fait 50 m que nous nous trouvions devant une minuscule maisonnette. Ma grand-mère ouvre tout simplement la porte comme si nous rentrions chez nous . Cette porte nous permet d'accéder à une étroite et très sombre montée d'escaliers. Comme chaque marche grince abondamment sous nos pieds cela augmente mon angoisse. Alors à cet instant je sers encore plus fort la main de ma grand-mère qui est mon seul guide. Nous n'avions pas monté huit marches que miraculeusement la porte de la montée d’escaliers s'ouvre nous apportant un peu de lumière. Alors une ombre se dessine << venez vite vous mettre au chaud. Je viens juste allumer le fourneau pour faire cuire ma soupe>> nous rentrons dans une très petite pièce à peine éclairée. Après quelques discours de bienveillance ,Ladite mère Canard prend dans sa main son ouvrage pour montrer à ma grand-mère l'avancée de son travail. Moi je suis surtout très intrigué par les cinq grandes aiguilles à tricoter de couleur bleue, quatre d'entre elles se trouvent en carré au bout d'un manchon tricoté et la cinquième aiguille est piquée dans une pelote de laine de couleur plutôt vieux rose.

Et bien vite entre ces deux femmes de grande expérience une discussion très technique s'engage. Elle parle de diminution mais cela est beaucoup trop compliqué pour moi, seule ma grand-mère et la mère Canard peuvent résoudre un tel problème. Vu la complexité de l'ouvrage l'évidence apparaît bien vite qu'il faut faire des essais. Pour cela on me demande de m'asseoir sur une chaise positionnée jute devant le fourneau. Les deux femmes sont formelles, il faut que je me déchausse et pose ma chaussette côté main droite. Malgré mon très jeune âge j'ai vite fait de repérer ma main droite c'est tout simplement celle qui me sert pour faire mon signe de croix. Très angoissé de devoir passer mon pied dans ce manchon tricoté au bout duquel se trouvent les quatre aiguilles bien ordonnées en carré, laissant apparaître huit bouts piquants . Je suis très vite rassuré mon pied passe à merveille dans mes futures chaussettes et les quatre aiguilles. Les deux expertes tombent d'accord il faudra faire encore deux rangées de mailles avant d'entamer les diminutions, alors tout le monde étant assuré je renfile mes vielles chaussettes. Je suis un instant diverti par le crépitement de la bûche qui se consume dans le foyer du fourneau qui est resté ouvert laissant apparaître une flamme rougeoyante qui s'amuse à bouger sans cesse en apportant un peu de lumière et de chaleur dans cette très humble pièce. Puis ma grand-mère me prend par la main pour regagner la montée d'escaliers. Juste avant d’ouvrir la porte la mère Canard sort d'un sac en papier un minuscule caramel dur qu'elle me donne…

Trop heureux de cette aubaine les yeux scintillants de joie je la remercie.

Alors en remuant dans ma bouche ce minuscule caramel au gout sucrée une pensée pleine de bonheur m’ envahit. Car dans ma petite tête d'enfant gâté je me dis que la mère Canard donne certainement de si bons caramels qu’ à juste titre à ceux qui l'ont bien mérité alors. Jje devais être un héros pour avoir résisté à l'épreuve des aiguilles à tricoter.

Alors j'étais heureux. Je redescendais courageusement les escaliers dans le noir mais sans aucune appréhension car j'étais bien aujourd'hui devenu un héros, la preuve de cet acte de bravoure était bien le caramel que l'on m'avait donné.

J’étais heureux :

- D’avoir passé avec bravoure cette épreuve.

-De savoir que la mère canard devait bien estimer.

-Que ma grand-mère était contente de moi.

-Et j'avais gagné un caramel

-Ma grand mère devait être heureuse de savoir que son petit Albert aurait bientôt de nouvelles chaussettes et en plus elle donnait de l'ouvrage à cette modeste dame qui n'a pas eu la chance comme elle que son jeune mari revienne de la grande guerre pour fonder une famille.

-Ma grand-mère devait être très fière et heureuse en traversant la rue en tenant par la main son plus beau cadeau. Car la dureté de la vie qu'elle avait dû traverser lui avait quand même apporté un petit-fils., que la mère Canard son ami d'enfance n’avait pas eu cette chance là.

En ce jour de Noël Je suis très heureux de partager tous ses petits bonheurs qui sont encré dans ma vie. Mais tous ces petits bonheurs ajoutés contribuent au vrai bonheur d'une vie. Notre vie est faite à chaque instant de petits bonheurs qui passent inaperçue enfouie soi-disant sous les problèmes de notre vie quotidienne. Alors pour être heureux il nous faut remarquer, apprécier et protéger ses petits bonheurs, pour qu'une fois réunie ils deviennent le vrai bonheur. Et votre bonheur viendra encore plus grand si nous le partageons.

alors pour 2019 je vous souhaite plein de particules de petits bonheur, qu’il vous faudra trouvez au milieu des difficultés de la vie quotidienne. Mais un conseil si vous trouvez dans votre vie ces miettes de bonheur hésitaient pas à les partager c'est le moyen le plus sûr de les mettre en valeur et de ne pas les perdre.

Joyeux Noël 2018 albert delimard

 
Suivant >